1.
Présentation de la technologie peinture poudre sur bois.
1.1
Définition :
Cette
nouvelle technologie nous permet de commercialiser un nouveau revêtement qui
est composé de peinture en poudre thermodurcissable, appliquée par un process
industriel.
Il a pour vocation de remplacer la peinture liquide traditionnelle, que cette dernière soit appliquée de façon industrielle, artisanale ou directement par l’utilisateur final à domicile.
Cette
technologie est connue et maîtrisée sur le métal depuis longtemps : Le
thermolaquage sur métal.
L’innovation
réside dans le fait que ce revêtement dénué de tout solvant peut maintenant
s’appliquer sur un support non conducteur tel que le bois :
Sur le bois massif (une quarantaine
d’essences sont maîtrisées à ce jour).
Sur l’ensemble des panneaux (aggloméré,
médium, multiplis..) distribués par les industriels du bois, mais aussi
disponibles dans les magasins de bricolage et chez les négociants .
1.2
Ses atouts par rapport à la peinture
liquide :
2.1 L’aspect du revêtement.
La variété des teintes unies :
il est possible d’obtenir 150 teintes
unies a des coûts très compétitifs
tout en restant dans des productions en petite série. Il en est de même pour
la variété des aspects : mat, satiné ou brillant sont possibles.
La variété des rendus non
seulement en teinte unies mais aussi avec des effets de surface : les
effets que l’on appelle martelé, givré, métallisé, granité... sont
pratiquement irréalisables en peinture liquide, ou à des coûts très
importants. Ceci est possible avec des peinture poudre.
L’harmonisation des rendus entre
différents supports : une même teinte (unie ou structurée) utilisée
sur du métal, du bois massif, un panneau d’aggloméré ou de médium aura
exactement le même rendu et la même brillance
2.2 La qualité du revêtement.
La très grande résistance aux
chocs et aux usures : la résistance du revêtement (à ne pas
confondre avec la résistance du support lui même) permet d’utiliser les
produits ainsi revêtus :
Pour des panneaux décoratifs (en vertical, donc
assez peu soumis aux chocs) ou pour des plans de travail (en horizontal, donc
plus exposés à la rayure).
Un revêtement qui épouse
parfaitement les formes du support : donc la suppression de tout risque
de coulure, d’insuffisance ou de surcharge dans les angles ou rainures comme
c’est le cas en peinture liquide. L’aspect du revêtement est donc tout a
fait uniforme.
Un revêtement qui respecte
l’environnement :
Les poudres
sont biodégradables à 95% et incinérantes à 5%.
Les poudres contiennent moins de 2% de composantes organiques volatiles (COV),
donc beaucoup moins que des peintures liquides.
Un revêtement miscible avec la
peinture liquide : ce qui permet à toutes personnes d’effectuer des
retouches en peinture liquide à domicile (en cas de choc ou de redécoupe du
produit), ceci tout en respectant certaines règles.
Un revêtement qui respecte les
normes indispensables pour certaines utolisations : il existe de
nombreuse peintures poudres formulées pour respecter les normes jouets ou
alimentaires.
1.3
Ses atouts par rapport au placage sur panneaux :
En tant que placage sur panneaux, on entend :la mélamine sur aggloméré,
placages naturels notamment, le stratifié.
Là encore de nombreux avantages compétitifs :
1.
Une richesse de couleurs/rendus par rapport aux 5 ou 10 teintes
disponibles pour les panneaux (noir, bleu, marron notamment).
2.
Une résistances aux U.V. bien supérieur (la teinte des panneaux ne
s’altère pas après quelques années).
3.
L’opportunité d’avoir un revêtement sur les deux faces et quatre
chants.
1.4
Les limites actuelles :
Sur environ 400 essences de bois, 40 peuvent à ce jour recevoir ce
nouveau revêtement, ce qui représente une grande parties des produits utilisés
à ce jour sur les marchés français et européens de la menuiserie bois.
La finition en laqué tendu n’atteint pas encore le niveau de
perfection d’une application en liquide : les poudres actuellement utilisées
ont été formulées pour le métal et devraient évoluer grâce à des
recherches avec des partenaires fabricants de poudres.
2. Un nouveau procédé d’application de revêtement sur bois.
2.1
Définition :
Cette technologie permet maintenant d’appliquer de la peinture en
poudre sur des supports diélectriques et de cuire ensuite le produit au four de
165° (voire 180°) afin que la poudre se polymérise de façon définitive.
Ce process est opérationnel sur le métal (et le métal
seulement) depuis longtemps. Grâce à cette technologie, c’est maintenant
possible sur le bois et ces dérivés ce qui suscite l’intérêt des
industriels du bois et de la peinture.
Les trois phases successives de la technologie sont
les suivantes :
Le traitement de surface :
pour que l’application de la peinture poudre puisse avoir lieu avec un résultat
optimal, il faut impérativement une préparation initial du support. Ceci est
particulièrement vrai pour le support BOIS. Une préparation particulière doit
permettre l’évacuation de l’humidité contenue à l’intérieure,
faciliter le dégazage pour certains bois d’essence noble, et enfin de
permettre au bois de respirer une fois traité.
L’application de la peinture
poudre : elle est faite verticalement de façon manuelle ou automatique
par pistoletage, en une seule couche, et cela grâce à la création d’un
champ électrostatique. Celui-ci permet le transfert de la poudre sur le support
et ce, de façon complètement uniforme et sans aucun rejet (dans les angles,
les moulures, les cavités, les rainures notamment). Mais elle peut être déclinée
horizontalement.
La cuisson : (haute ou
basse température) pour obtenir une polymérisation monocouche qui soit réussie, durable et résistante, le succès du
mode de cuisson est impératif. Il n’y a aucun matériel particulier, mais
plutôt un aménagement de matériel existant (four à convection fonctionnant
au gaz), ainsi que le respect d’une montée en température selon des paliers
bien définis. Sachant que montée en température et paliers varient selon les
produits à thermolaquer.
2.2
Ses atouts par rapport à l’application de peinture liquide :
Temps de fabrication fortement réduits :
ce qui se fait en plusieurs jours en peinture liquide et prêt en moins de 5 heures avec cette technologie. Ceci permet de réduire
les délais, d’avoir des aires de stockage (intermédiaires et finales)
fortement réduites et de valoriser les stocks produits.
Amélioration des conditions de
travail : l’absence de solvants, donc d’émanation toxique implique
pour le personnel des équipements de protection minimes et, surtout, un confort
d’utilisation non négligeable.
Economie sur les équipements
antipollution : une unité de production utilisant des poudres
thermodurcissables respecte l’environnement. En revanche, l’utilisation de
peintures solvates nécessite des investissements importants pour le
retraitement.
Stockage simplifié des poudres :
elles peuvent être stockées beaucoup plus longtemps que les peintures liquides
sans diminution sensible de leurs performances. De plus, le fait qu’elles
soient ininflammables (pas de « point éclair » pour les poudres)
simplifie les conditions de stockage.
Gain de matière première : la poudre, a poids égal déjà plus économique que la peinture
liquide, permet comparativement de couvrir environ deux fois plus de surface
soit entre 5m² et 8m² contre 3m² à 6m².
Gain de productivité :
Une seule application de poudre peut correspondre jusqu’à l’équivalent de
3 à 5 couches de peinture liquide (soit 90 à 120 microns environ).
2.3
Conclusion :
Des rendus plus nombreux et variés qu’en peinture liquide.
Une résistance du revêtement poudre nettement supérieure.
Un coût de revient de 2 à 3 fois moins élevé.
Un produit fini et son unité de production qui respectent
l’environnement.
Une
rapidité de réalisation de 2 à 3 fois plus importante qu’avec de la
peinture liquide.
Une économie sur les coûts de mise en œuvre industrielle.
3.
Le marché.
Il s’agit de marchés immédiatement
accessible, c’est à dire ceux où la technologie peut être mise en place
dès maintenant.
Il s’agit principalement de marchés concernant l’habitat intérieure.
Les produits utilisés en extérieur,
dans le cadre de l’habitat et du bâtiment, sont soumis à des normes
auxquelles nous ne pouvons pas prétendre à ce jour : la récente création
de la société détentrice du brevet implique l’absence de tests de
vieillissement en situation réelle (5 ou 10 ans).
Toutefois, les test qui ont déjà été effectués
en accélérée confortent dans la démarche qualitative.
La position de cette société est clairement tournée
vers des produits correspondants aux normes requise pour l’extérieur type
porte-fenêtre, volet.
Le grand nombre de marchés potentiels est un nouvel atout pour ce procédé
en termes de répartition des risques et de multiplication des opportunités.
De nos jours sept gros marchés industriels sont
ainsi identifiés (les GRANDES SERIES), avec chacun :
des tailles très différentes,
des taux de progression contrastés,
Des
intervenants de taille très variées : petites sociétés ou groupe
internationaux,
Un niveau de concentration industrielle très différent.
Un autre marché industriel : celui de la
prestation de services faite par un industriel pour un autre industriel (les
MOYENNES SERIES).
Il existe en France une cinquantaine de grosses sociétés
réalisant du THERMOLAQUAGE SUR METAL en tant que prestation de service pour
d’autres entreprises. Ce sont donc des spécialistes de l’application de la
poudre sur du métal en moyenne/grandes séries pour le bâtiment, les travaux
publics, l’automobile. Une partie de ces sociétés vont devenir, avec ce procédé,
les spécialistes du thermolaquage sur bois.
Un autre marché en progression : les grandes surfaces de bricolage
ou GSB (les PETITES SERIES). Les consommateurs ainsi que certains professionnels
du bâtiment vont chez Leroy Merlin, Castorama, Lapeyre... pour acheter des
produits finis ou semi-finis afin de rénover ou réaliser un aménagement intérieur.
En conclusion on peut voir que sur tous ces marchés,
le décor et la couleur sont importants, le nouveau revêtement que propose
cette technologie va devenir un avantage compétitif.